Nicolae Comănescu
Cofondateur du Groupe Rostopasca, l’un des collectifs artistiques les plus radicaux de la transition post-1989, Comănescu n’a jamais peint « en peintre ». Ses œuvres sont des répliques au contexte : urbaines, nerveuses, saturées de la matière de Bucarest. Des séries crues et textuelles des années 1990, aux paysages urbains pixelisés et aux panoramas américains des années 2000, la collection le suit sur deux décennies. C’est l’artiste le plus représenté dans cette exposition, et peut-être le meilleur argument que la peinture roumaine post-révolutionnaire n’a jamais été un geste rétrospectif, mais une confrontation directe avec le présent.